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Le cinéma Kurde
Un succès croissant…
Depuis quelques années le cinéma Kurde a su se faire une
place dans les salles obscures mais aussi et surtout se
faire reconnaître par la critique. De nombreux cinéastes
de talents ont été récompensés lors de festivals. Parmi
eux, Yilmaz Güney, palme d’or au festival de cannes en
1982 avec son film Yol – la permission, Bahman Ghobadi
réalisateur de Un temps pour l’ivresse des chevaux prix
de Caméra d’Or au Festival de Cannes en 2000, Hiner
Saleem réalisateur de Vodka Lemon prix San Marco à la
Mostra de Venise en 2003.
« Pour les Kurdes, la vie est une route, une manière de
vivre sur cette route le long de laquelle ils cheminent
en permanence. Ils ne s’installent jamais nulle part,
n’ont pas d’adresse. » a déclaré le cinéaste Kurde
d’Iran Bahman Ghobadi. À cause des guerres, des
persécutions, les kurdes sont en perpétuel mouvement. «
C’est un peuple toujours en train de bouger - c’est
quelque chose qu’ils ont en commun avec le cinéma, qui
est l’art du mouvement » Ainsi seront projetés lors du
festival des films provenant des quatre pays où résident
la majeure partie des kurdes : Turquie, Syrie, Iran,
Irak mais également de pays européens comme l’Allemagne
ou la France. |
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